La faucille et la moutarde

Mc 4, 26-34

Il disait : « Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui jette la semence en terre : qu’il dorme ou qu’il soit debout, la nuit et le jour, la semence germe et grandit, il ne sait comment.

D’elle-même la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson. »

Il disait : « A quoi allons-nous comparer le Royaume de Dieu, ou par quelle parabole allons-nous le représenter ? C’est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde ; mais quand on l’a semée, elle monte et devient plus grande que toutes les plantes potagères, et elle pousse de grandes branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leurs nids à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles de ce genre, il leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur parlait pas sans parabole, mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

Commentaire

Dans ce chapitre, Marc nous sert 3 fois l’histoire de la graine qui pousse : la parabole du semeur, la semence et la moutarde. L’idée est de nous expliquer la force du royaume, ou plutôt, la force que peuvent avoir les paroles de Jésus lorsqu’elle tombent dans une oreille attentive (on se souvient qu’hier, Jésus insistait sur l’importance de la bonne disposition de l’auditoire).

Alors qu’au verset 2, on comprenait que Jésus utilisait des paraboles (cad des métaphores) pour se faire comprendre de tout le peuple, on voit pointer ici une idée quelque peu divergente, qui serait que seuls les disciples peuvent comprendre les paraboles parce que Jésus leur explique en privé ; les autres, ils ne comprennent pas forcément…bizarre, non ?

On retrouvera bientôt un certain nombre de commentaires grinçants assenés par Marc, et aussi par Matthieu. Quand Marc écrit en 65, il est déjà évident que Jésus n’a pas forcément connu le succès escompté auprès des juifs, qui se sont en fait assez peu convertis au Christ. Ce qui justifie une évaluation assez critique de l’auditoire de Jésus, tant il est facile de voir que beaucoup n’ont pas écouté, beaucoup n’ont rien compris, et qu’enfin, il n’y a pire sourd que celui qui refuse d’entendre.

Donc certes la parole de Dieu que proclame Jésus est puissante, faut-il encore qu’elle rencontre une oreille attentive.

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