C’est lui !

Jn 1, 29-34
janvier 3, 2023

Le lendemain, il voit Jésus qui vient vers lui et il dit : Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

C’est de lui que j’ai dit : “Après moi vient un homme qui m’a devancé, parce que, avant moi, il était.” Moi-même, je ne le connaissais pas, mais c’est en vue de sa manifestation à Israël que je suis venu baptiser dans l’eau. »

Et Jean porta son témoignage en disant : « J’ai vu l’Esprit, tel une colombe, descendre du ciel et demeurer sur lui. Et je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, c’est lui qui m’a dit : “Celui sur lequel tu verras l’Esprit descendre et demeurer sur lui, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint.”

Et moi j’ai vu et j’atteste qu’il est, lui, le Fils de Dieu.

Commentaire

Nous trouvons ici un amalgame qui est fait à partir de deux figures bibliques : la première est le serviteur souffrant du 2ème livre d’Isaïe. On se souvient que Dieu vient libérer son peuple des Babyloniens avec Cyrus, et il invoque la figure du serviteur souffrant qui est celui qui est tellement moche que les hommes ne le regardent pas, alors qu’en fait, il est celui qui a pris sur lui le péché de toute l’humanité (on se souvient Aaron et le bouc-émissaire) :

« Voici que mon Serviteur réussira, il sera haut placé, élevé, exalté à l'extrême. Devant Lui, celui-là végétait comme un rejeton, comme une racine sortant d'une terre aride ; il n'avait ni aspect, ni prestance tels que nous le remarquions, ni apparence telle que nous le recherchions. Il était méprisé, laissé de côté par les hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, tel celui devant qui l'on cache son visage ; oui, méprisé, nous ne l'estimions nullement. En fait, ce sont nos souffrances qu'il a portées, ce sont nos douleurs qu'il a supportées, et nous, nous l'estimions touché, frappé par Dieu et humilié. Nous tous, comme du petit bétail, nous étions errants, nous nous tournions chacun vers son chemin, et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui la perversité de nous tous.  Brutalisé, il s'humilie ; il n'ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l'abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent : elle est muette ; lui n'ouvre pas la bouche. »

La seconde est bien entendu l’agneau de la Pâque du Seigneur, celui que l’on immolera et dont on prendra le sang pour peindre les montants des portes et être ainsi épargné de la colère de Dieu »

La conjonction du serviteur et de l’agneau se fait par le mot « talya » en araméen, qui veut dire les deux choses.

On peut ajouter Isaïe en 11.2 « Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines, sur lui reposera l’Esprit du Seigneur »

C’est ainsi que pour Jean, le témoignage de Jean Le Baptiste quant à l’identité divine Jésus est un point fondamental de son évangile.

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