Petit retour en arrière pour suivre le développement de l’évangile dominical : on revient sur le chapitre 14, celui du « je suis le chemin et la vérité et la vie », celui dans lequel Philippe demande à voir la figure du Père, celui qui dit que les disciples feront des œuvres plus grandes encore. Aujourd’hui nous avons la découverte d’un nouveau mot, le paraclet.
Ce terme est spécifique des discours d’adieu de Jean, on ne le trouve nulle part ailleurs. De nos jours on préfère conserver la diction littérale du mot grec, car on a aucune traduction intelligente à proposer. On peut dire que c’est « celui qui est appelé auprès de… », cad le représentant, l’avocat nommé d’office, l’assistant…on verra que ce peut être aussi un esprit consolateur, un révélateur, un accusateur, bref, on ne sait pas trop. On a l’impression qu’il s’agit d’une figure virtuelle créée par Jean pour rendre l’absence du Christ plus supportable aux disciples, un peu sur le mode de l’intercesseur qui existe dans la tradition juive. Sur la base de l’évangile, on comprend que la paraclet a une nature transcendantale et qu’il n’apparaît qu’aux disciples, le monde ne peut le recevoir ; il a un caractère de représentation très personnelle du Christ ; il a une présence illimitée ; il est envoyé par le Père sur l’initiative du Fils. Il est un peu comme l’Esprit Saint, mais différent quand même.
Il est un réconfort pour ceux qui restent car il maintient vive la mémoire du Christ en rappelant ses paroles, tout en les rendant plus actuelles, en rendant son enseignement plus pédagogique.
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