Craindre Dieu

Lc 12, 1-7
octobre 20, 2023

Là-dessus, comme la foule était assemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait, il commença par dire à ses disciples : « Avant tout, gardez-vous du levain des Pharisiens, la fausseté.

Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est secret qui ne sera connu. Parce que tout ce que vous avez dit dans l’ombre sera entendu au grand jour ; et ce que vous avez dit à l’oreille dans la cave sera proclamé sur les terrasses.

Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le déclare, c’est celui-là que vous devez craindre.

Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Pourtant pas un d’entre eux n’est oublié de Dieu. Bien plus, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte, vous valez mieux que tous les moineaux.

Commentaire

Nous lisons aujourd’hui la 1ère partie d’un texte assez long (Lc 7, 1-21) qui va définir un peu l’attitude chrétienne devant la proclamation de l’évangile, et d’une certaine façon, de la trinité Père, Fils et Esprit. Pour cela, Luc, comme Matthieu d’ailleurs, a été piocher un certain nombre de phrases prononcées par Jésus (peut-être) et qui ont été gardées au sein d’un document appelé source des Logia, document virtuel car on en a trouvé aucun exemplaire à ce jour, on ne le connaît que par déduction car nombreuses phrases se trouvent dans de nombreux textes canoniques ou apocryphes. Luc va donc utiliser ces phrases copiées sur les versets 1 à 12 pour revenir ensuite à sa rédaction personnelle entre 13 et 21.

Luc en termine avec sa diatribe contre les juifs, il s’adresse maintenant à une foule compacte à qui il va demander de faire un choix entre les pharisiens et ses disciples ; un discours que retransmet Luc en pensant à sa communauté d’origine assez disparate et qui se trouve confrontée à la peur des persécutions à venir.

Les pharisiens considéraient le levain comme impur (on se souvient des pains sans levain de la Pâque juive), que Luc identifie à de la fausseté (Matthieu parle d’hypocrisie). Jésus va redonner au levain et au pain levé un sens noble et bon.

La phrase sur le caché/dévoilé va être utilisée dans de nombreux livres pour illustrer divers sujets. Luc, qui écrit probablement à Rome après avoir voyagé dans le monde aux côtés de Paul, se félicite que la proclamation de l’évangile soit sortie des limites territoriales de la Palestine. Alors qu’au début de la chrétienté les lectures se faisaient un peu en catimini dans les maisons, voilà que l’on peut maintenant proclamer l’évangile sur les terrasses (on pense bien entendu aux toits des maisons où se faisaient les conversations du soir, on dirait aujourd’hui la rue). Jésus comme Luc invitent les disciples à oser proclamer l’évangile avec force.

Avec force et sans crainte d’une mort terrestre. La seule mort dont on doit avoir peur est la mort éternelle que Dieu seul peut distribuer. On se rappelle que Luc faisait partie du groupe des « craignant-Dieu », et il partage cette crainte de Dieu avec l’auditoire juif.

Le passage sur les moineaux et les cheveux est très biblique. Dieu ne néglige pas les tout-petits (le commerce des oiseaux était courant à l’époque) et Dieu défend les cheveux de la tête de ceux qui se battent pour lui (on trouve cela dans les livres de Samuel et les livres des Rois).

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