La bossue de la synagogue

Lc 13, 10-17
octobre 24, 2022

Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue un jour de sabbat. Il y avait là une femme possédée d’un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et ne pouvait pas se redresser complètement.

En la voyant, Jésus lui adressa la parole et lui dit : « Femme, te voilà libérée de ton infirmité. » Il lui imposa les mains : aussitôt elle redevint droite et se mit à rendre gloire à Dieu.

Le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus ait fait une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler. C’est donc ces jours-là qu’il faut venir pour vous faire guérir, et pas le jour du sabbat. »

Le Seigneur lui répondit : « Esprits pervertis, est-ce que le jour du sabbat chacun de vous ne détache pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, fille d’Abraham, que Satan a liée voici dix-huit ans, n’est-ce pas le jour du sabbat qu’il fallait la détacher de ce lien ? »

A ces paroles, tous ses adversaires étaient couverts de honte, et toute la foule se réjouissait de toutes les merveilles qu’il faisait.

Commentaire

Un nouveau passage de Luc, que nous n’avons pas encore lu et qui n’a pas d’équivalent chez ses confrères. Il s’agit de la guérison d’une femme infirme du dos, voûtée à l’extrême, dans une synagogue le jour du Sabbat. Si certains peuvent être surpris de voir une femme avec des hommes dans une synagogue, il faut savoir que la séparation physique n’est apparue que vers les années 70, quand on a considéré que la vue d’une femme était susceptible de perturber la concentration de la prière des hommes : on a commencé à les mettre derrière eux, au fond de la salle, puis sur un balcon au-dessus, et enfin parfois dans une pièce attenante. Mais les femmes ont toujours eu le droit de fréquenter la synagogue.

Deux points de détail : le chef s’en prend aux malades, pas à Jésus.

En considérant cette femme juive malade parce qu’habitée par Satan, Jésus considère sa guérison comme un acte religieux, le salut accordé par Dieu, et cette guérison prend tout son sens spirituel un jour de Sabbat.

Le pauvre rabbin n’en revient pas ! il s’est vraiment fait clouer le bec. Ça lui apprendra à oublier qui est « le maître du Sabbat »

Aujourd’hui encore Luc a bouffé du rabbin…

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