Donne-nous un signe

Mc 8, 11-13
février 14, 2022

Les Pharisiens vinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour lui tendre un piège, ils lui demandent un signe qui vienne du ciel.

Poussant un profond soupir, Jésus dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? En vérité, je vous le déclare, il ne sera pas donné de signe à cette génération. »

Et les quittant, il remonta dans la barque et il partit pour l’autre rive.

Commentaire

Les Pharisiens vinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour lui tendre un piège, ils lui demandent un signe qui vienne du ciel.

Poussant un profond soupir, Jésus dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? En vérité, je vous le déclare, il ne sera pas donné de signe à cette génération. »

Et les quittant, il remonta dans la barque et il partit pour l'autre rive.

Commentaire

Avoir un signe pour croire, bien évidemment. Ce serait plus facile. Enfin, peut-être.

Ce passage est rapporté dans Luc et dans Matthieu, qui rajoutera « génération mauvaise et adultère ». De quoi parle-t-on au juste ? L’idée d’un signe qui vient du ciel est classique. Dans le Deutéronome (18,20) : comment reconnaitrons-nous ? Dans Esaïe (7, 10-14) : demande un signe…Dans le livre des Nombres, Dieu s’énerve auprès de Moïse au sujet de son peuple : jusqu’à quand ce peuple refusera de croire en dépit de tous les signes. Donc on voit bien que les Pharisiens (n’oublions pas que ce sont eux qui cherchent la discussion) refont exactement ce qu’a fait le peuple juif au désert, passer leur vie à réclamer des signes de Dieu alors qu’ils étaient en train d’être libérés.

Luc raconte au chapitre 16 l’histoire d’un riche qui se retrouve en enfer et qui interpelle Abraham en l’implorant d’envoyer Lazare chez ses frères pour qu’il témoigne, et Abraham répond « même si quelqu’un ressuscitait des morts, ils ne le croiraient pas ».

Matthieu parlera lui aussi des signes des temps pour annoncer…et il fera référence à Jonas, mystérieusement rejeté sur le rivage après avoir été balancé par-dessus bord un jour de tempête.

Ce que nous dit Jésus, c’est que dans le domaine de la foi, il n’y a pas de preuve, et il n’y a pas de signe pour ceux qui se refusent à croire. Mais ceux qui croient en revanche peuvent trouver au fond d’eux-mêmes tous les signes qu’ils souhaitent. En face d’une guérison imprévue, on peut l’attribuer à Dieu si on croit en lui, d’autres invoqueront la chance ou le hasard, la chimie éventuellement. Il ne sert à rien de vouloir convaincre les incrédules, ou plutôt dans ce cas, des opposants, par des signes : ils seront systématiquement contestés et mis de côté.

Le savoir et la foi ne font pas toujours bon ménage. Mais que sait-on au juste ? Ce qu’on ne peut prouver est-il faux ? Voilà un bon sujet de philo !

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