Le bon grain et l’ivraie

Mt 13, 24-30
juillet 23, 2022

Il leur proposa une autre parabole : « Il en va du Royaume des cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ.

Pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu ; par-dessus, il a semé de l’ivraie en plein milieu du blé et il s’en est allé. Quand l’herbe eut poussé et produit l’épi, alors apparut aussi l’ivraie.

Les serviteurs du maître de maison vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ? ”

Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Alors, veux-tu que nous allions la ramasser ? ”

“Non, dit-il, de peur qu’en ramassant l’ivraie vous ne déraciniez le blé avec elle.

Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie et liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier.” »

Commentaire

Nous lisons aujourd’hui la parabole, nous aurons droit la semaine prochaine à son explication (Mt 13, 36-43). Nous allons donc éviter de nous jeter à corps perdu dans les conclusions galopantes. Ce qui est important est que cette parabole suit celle du semeur, de telle manière à bien montrer qu’entre le moment où l’on sème et celui où l’on récolte, il se passe une grande période qu’il nous faut apprendre à vivre.

L’ivraie est un terme générique de l’époque pour parler des mauvaises herbes (ronces, chardons et orties selon Esaïe 34,13 et Osée9,6), qui étaient séchées puis brûlées comme combustible pendant l’hiver.

Le message est qu’il faut savoir laisser vivre les bons éléments au milieu des mauvais, car en voulant protéger certains, on pourrait bien arriver à l’effet contraire. Un message qui nous rappelle une fois de plus que la religion chrétienne n’est pas celle du puritanisme ou de l’intolérance. Il nous faut apprendre la coexistence.

C’est souvent que le maître discute avec ses ouvriers de ce qu’il convient de faire, et une fois de plus ils ne sont pas forcément d’accord, ils ne partagent pas le même point de vue. Alors que le maître de la vigne voulait arracher le figuier, le vigneron lui suggérait d’attendre en Luc 13, 1-9 du 20/03/22 ; il semble que cette fois, c’est le maître qui n’est pas pressé.

L’important étant que le maître sache parfois écouter.

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